Fièvre de West Nile

Abattement, Agitation, Anorexie, Ataxie, Boiterie, Cécité, Couché, Douleur Abdominale ...

La fièvre de West Nile chez le cheval est une maladie virale potentiellement mortelle, aussi transmissible à l’Homme et aux oiseaux. Alors que cette maladie n’avait pas été recensée en France depuis 2007, plusieurs cas ont été signalés dans le sud de la France en 2015.

Les chevaux atteints par la fièvre de West Nile ne manifestent aucun symptôme dans la majorité des cas. Cependant, dans 5 à 8 % des situations, les chevaux souffrent de fièvre, de troubles neurologiques comme l’ataxie (perte de maîtrise et de coordination des mouvements) et présentent une encéphalomyélite (inflammation de la moelle épinière et du cerveau). L’animal est affaibli, reste couché et est pris de spasmes musculaires.

D’autres symptômes peuvent être observés : des coliques, une perte de l’appétit, une hypersensibilité, un changement de comportement, une anxiété et parfois une boiterie. 
Plus rarement, le cheval peut devenir aveugle ou être plus sensible au soleil.

Lorsque les signes de la maladie sont visibles, le taux de mortalité peut atteindre 44 % des cas. Pour ceux qui survivent, les risques de séquelles, notamment neurologiques, s’élèvent à 20 %.

Comment soigner son cheval atteint de la fièvre de West Nile ?

Depuis 2002, il existe un vaccin pour protéger de la fièvre de West Nile. Pour qu’il soit efficace, un délai de 1 à 2 mois est nécessaire, entre le moment de la vaccination et l’exposition éventuelle à la maladie.

Tout animal suspect doit être montré à un vétérinaire et déclaré aux services vétérinaires départementaux et centraux. Il s’agit là d’une déclaration obligatoire sous contrôle de l’État.

Les chevaux malades seront ensuite isolés pendant les quinze jours qui suivent la guérison ou la mort du dernier individu déclaré.