Vigilance épidémie : des chevaux touchés par la fièvre de West Nile

Par Virginie Sowinski, le samedi 26/09/2015 à 08h00

Une enquête épidémiologique est en cours après le diagnostic de plusieurs cas de fièvre de West Nile chez le cheval, une maladie virale potentiellement mortelle, aussi transmissible à l’Homme et aux oiseaux. Alors que cette maladie n’avait pas été recensée en France depuis 2007, plusieurs cas ont été signalés dans le sud de la France. Une situation qui doit conduire vétérinaires et propriétaires à la plus grande vigilance.

La fièvre de West Nile sévit en France. © Lauren F. PhotographiesLa fièvre de West Nile sévit en France. © Laurent F. Photographies


Plusieurs cas de fièvre de West Nile ont été recensés dans l’Hérault, le Gard et les Bouches-du-Rhône. Un cas a également été observé dans le Var, mais le cheval atteint provenait d’un des foyers d’épidémies précités. Certains des chevaux atteints ont dû être euthanasiés. Huit structures sont actuellement suivies par les Directions départementales de la protection des populations sous arrêté préfectoral portant déclaration d’infection (APDI). La maladie étant transmissible par les insectes piqueurs et transportée par les oiseaux qui sont des hôtes réservoirs, il est recommandé aux propriétaires de chevaux vivant dans le Sud de rester vigilant.


Les signes de la fièvre de West Nile

Les chevaux atteints par la fièvre de West Nile ne manifestent aucun symptôme dans la majorité des cas. Cependant, dans 5 à 8 % des situations, les chevaux souffrent de fièvre, de troubles neurologiques comme l’ataxie (perte de maîtrise et de coordination des mouvements) et présentent une encéphalomyélite (inflammation de la moelle épinière et du cerveau). L’animal est affaibli, reste couché et est pris de spasmes musculaires.

D’autres symptômes peuvent être observés : des coliques, une perte de l’appétit,  une hypersensibilité, un changement de comportement, une anxiété et parfois une boiterie.
Plus rarement, le cheval peut devenir aveugle ou être plus sensible au soleil.

Lorsque les signes de la maladie sont visibles, le taux de mortalité peut atteindre 44 % des cas. Pour ceux qui survivent, les risques de séquelles, notamment neurologiques, s’élèvent à 20 %.


Comment faire face à la fièvre de West Nile ?

Depuis 2002, il existe un vaccin pour protéger de la fièvre de West Nile. Pour qu’il soit efficace, un délai de 1 à 2 mois est nécessaire, entre le moment de la vaccination et l’exposition éventuelle à la maladie.

Tout animal suspect doit être montré à un vétérinaire et déclaré aux services vétérinaires départementaux et centraux. Il s’agit là d’une déclaration obligatoire sous contrôle de l’État.

Les chevaux malades seront ensuite isolés pendant les quinze jours qui suivent la guérison ou la mort du dernier individu déclaré.


Au moindre doute, il est donc de la responsabilité du propriétaire de contacter le plus rapidement possible le vétérinaire : la fièvre de West Nile est un virus placé sous haute surveillance depuis 2000. Une prise en charge rapide est seule garante d’une maîtrise des risques de contamination, grâce à la mise en place de mesures de santé publique.



Source : La Semaine Vétérinaire

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