Fonte de la banquise : le triste sort des ours polaires

Par Virginie Sowinski, le dimanche 20/09/2015 à 08h00

Cette semaine, la banquise a atteint son niveau le plus bas de l’année 2015. Un retrait normal en période estivale, mais qui inquiète par son importance. C’est la 4e plus grosse fonte jamais enregistrée. Des données inquiétantes puisque la fonte des glaces a des conséquences sur les espèces animales, notamment l’ours polaire qui dépend de la banquise pour chasser et se nourrir.



L'Arctique a atteint le 11 septembre son niveau minimum pour l'année 2015. © NASA - Youtube


Cette semaine, la banquise de l’Arctique a atteint l’un des niveaux les plus bas jamais enregistrés, soit une superficie de 2,74 millions de kilomètres carrés. Un chiffre qui est en baisse comparé à l’ensemble des années étudiées, puisque les moyennes enregistrées entre 1981 et 2010 lui sont supérieures de près de 1,12 million de kilomètres carrés.


À Svalbard, les ours meurent de faim

Les chiffres peuvent paraître abstraits, et pourtant les conséquences sur les espèces animales vivant sur la banquise sont bien réelles. Pour certaines, comme l’ours polaire, une baisse de l’étendue de la banquise signifie aussi un périmètre de chasse plus restreint. L’ours aurait donc plus de difficultés à se nourrir.

Image title

Des clichés d’ours rachitiques ou supposés morts de faim circulent d’ailleurs sur la Toile. Paul Nicklen, biologiste travaillant depuis plusieurs dizaines d’années en Arctique, a rapporté que lors de son voyage à Svalbard (territoire de Norvège) l’été dernier, il n’avait vu aucun ours blanc vivant sur la banquise comme il en avait déjà eu l’occasion. Il n’y avait pas de banquise et il avait repéré deux cadavres très maigres d’ours polaires. Il en avait alors conclu qu’ils étaient morts de faim.


Une conclusion que rejoint le témoignage récent d’une photographe expliquant qu’elle avait aperçu au même endroit plusieurs femelles très maigres, dont elle a pris des photos.


Image title


Cela fait déjà plusieurs décennies que les populations d’ours blancs chutent, en partie à cause du réchauffement climatique et du retrait de la banquise. Si cette dernière continue de disparaître, l’ours polaire mourra de faim et disparaîtra avec elle.



Sources : Climate Central / The Telegraph

Ces articles pourraient également vous intéresser