Non, votre chat n’a pas besoin de vous pour se sentir en sécurité !

Par Virginie Sowinski, le vendredi 11/09/2015 à 08h00

Des chercheurs en médecine comportementale vétérinaire ont adapté à la relation Homme/animal un test de psychologie utilisé habituellement pour mesurer le lien de sécurité qui unit un enfant à sa mère. Une étude sur le comportement qui servirait à mesurer l’attachement sécuritaire qui lie un chien et un chat à leur maître.


Lien qui unit le chat à son maître

On le pressentait déjà, maintenant c’est prouvé : les chats sont bien plus indépendants que les chiens. Ainsi, une récente étude réalisée par des chercheurs de l'Université de Lincoln, en Angleterre, a démontré que le lien de sécurité qui unit le chien à son maître est très fort, alors que celui qui lit le chat à l’humain l’est beaucoup moins.

Pour le prouver, ils ont mis des individus de chaque espèce dans une pièce avec leur propriétaire. Un inconnu entre ensuite et le propriétaire sort. L’angoisse est alors clairement palpable chez le chien alors le chat est bien plus volage avec un comportement variable, allant de la recherche de contact avec le nouvel arrivant à l’indifférence. L’humain ne serait donc pas une référence de sécurité pour eux bien que les félins soumis aux tests aient été proches de leur maître.

Un comportement qui s’explique par la nature même des deux espèces : le chat est un chasseur solitaire, alors que le chien, lui, évolue en meute. La recherche de sécurité dans un autre individu est donc plus facilement ancrée dans le comportement naturel du chien que celui du chat. Le chien trouve donc refuge auprès de son maître comme un enfant le ferait auprès de sa mère. Le chat, lui, est plus autonome.


« Cela ne signifie pas que les chats n’aiment pas leurs maîtres, mais simplement qu’ils ne le voient pas comme un référent de leur sécurité », conclut Daniel Mills, directeur de l’étude.




Source : Potter A, Mills DS (2015) Domestic Cats (Felis silvestris catus) Do Not Show Signs of Secure Attachment to Their Owners., PLoS ONE 10(9): e0135109. DOI:10.1371 / journal.pone.0135109