L’IFAW et les vétérinaires au secours des SDF et de leurs chiens

Par Virginie Sowinski, le jeudi 10/09/2015 à 08h00

Ils seraient entre 30.000 et 50.000 à vivre dans la rue avec leur chien. Humains et animaux, soudés, mais démunis : les animaux sont refusés dans 70 % des structures d’hébergement et les chiens, pas forcément maltraités, souffrent de malnutrition et d’un manque de soins de santé. Une situation que l’IFAW (Fonds international pour la protection des animaux) tente d’améliorer en mobilisant notamment les vétérinaires.

Chien de SDF

Les animaux de sans-abris ne sont pas forcément maltraités, mais surtout victimes de malnutrition et de manque de soins vétérinaires. C’est pourquoi l’Ifaw lance un appel aux praticiens afin qu’ils contactent les structures sociales de leur ville. Une collaboration et un suivi des animaux peuvent alors être mis en place. L’association finance ensuite une partie des soins prodigués aux animaux et il est demandé une petite participation au maître afin de le responsabiliser.


Le chien, un véritable soutien pour les personnes démunies

Les chiens de SDF sont souvent bien mal considérés, notamment par les structures d’accueil desquelles ils sont exclus. Pourtant, ils sont un soutien non négligeable et peuvent être un tremplin social : les propriétaires d’animaux sont moins dépendants à l’alcool ou aux drogues, car leur animal est un compagnon dont ils sont responsables. C’est cette responsabilité qui les maintient dans la réalité. La médiation animale permet alors aux acteurs sociaux de recréer un lien avec les sans-abris, avant d’entreprendre un accompagnement vers la réinsertion.


Campagne de l'Ifaw pour montrer la relation qui peut unir le SDF à son chien. © Ifaw - Youtube


L’Ifaw agit avec les vétérinaires pour apporter des soins aux animaux de SDF et publie également des livrets d’information pour inciter les structures d’accueil à accepter les personnes accompagnées de leur chien. Une initiative saluée par le ministère du Logement et qui redore l’image des chiens des rues.



Source : Ifaw / La Semaine Vétérinaire