Pollution : sauvons les espèces marines de Méditérannée

Par Virginie Sowinski, le samedi 15/08/2015 à 08h00

Vous partez sur la Côte d’Azur cet été ? Nombreux sont les vacanciers qui y séjournent pour les vacances, attirés par le soleil et la mer. Pourtant, cette étendue d’azur si séduisante cache une réalité bien alarmante : elle est de plus en plus vulnérable, touchée de plein fouet par la pollution.

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La faune marine est riche en Méditerranée : on y trouve des poissons, des dauphins et même des baleines. Une population aujourd’hui menacée par la pollution.

Pour la première fois, des chercheurs se sont intéressés à l’impact des déchets plastiques sur les grands poissons vivant dans l’espace pélagique (zone sans contact avec la côte ou les fonds marins). Ainsi, 123 espadons, thons rouges et thons blancs ont été collectés en pleine mer : 18 % d’entre eux avaient des débris de plastique dans l’estomac. Des données inquiétantes puisque les substances chimiques du plastique ont une incidence sur la reproduction des poissons et donc sur la survie des espèces à moyen/long terme.

De leur côté, les équipes de Sea Shepherd ont sondé récemment les fonds du port de Marseille : entre autres détritus, des filets abandonnés continuent de prendre au piège des poissons qui finissent par mourir. Un triste paysage entre déchetterie et cimetière marin.


Opération Mare Nostrum © Sea Shepherd - Youtube


C’est pourquoi il est important que chacun ait les bons gestes :

- ne pas jeter ses déchets sur la plage, et les emporter avec soi si les poubelles des plages débordent ;

- ne rien prélever dans les fonds marins et ne pas abîmer les roches avec les palmes ;

- lorsque l’on est sur un bateau, ne rien jeter par-dessus bord et recycler autant que possible ;

- participer à des événements pour préserver les côtes, comme lors des Initiatives océanes.


En 2004 déjà, il y avait en mer six fois plus de plastique que de plancton, alors que des recherches plus récentes ont démontré que près de 269.000 tonnes de déchets flotteraient à la surface de nos océans. Il faut agir et nous sommes tous concernés. Sans cela, dans environ 30 ans, les mers et océans se seront vidés de la vie qui les occupe.






Sources :

- Boris Worm1, Edward B. Barbier, Nicola Beaumont, J. Emmett Duffy, Carl Folke, Benjamin S. Halpern, Jeremy B. C. Jackson, Heike K. Lotze, Fiorenza Micheli, Stephen R. Palumbi, Enric Sala, Kimberley A. Selkoe, John J. Stachowicz, Reg Watson, « Impacts of Biodiversity Loss on Ocean Ecosystem Services », Science, November 2006, Vol. 314 no. 5800 pp. 787-790.

- Romeo, T., Pietro, B., Pedà, C., Consoli, P., Andaloro, F. & Fossi, M. (2015). « First evidence of presence of plastic debris in stomach of large pelagic fish in the Mediterranean Sea. » Marine Pollution Bulletin 95(1):358–361 - See more at: http://www.thefishsite.com/fishnews/26117/plastic-found-in-a-sixth-of-pelagic-fish-in-meditteranean/#sthash.VGMGalzX.dpuf

- Sea Shepherd / Surfrider / Greenpeace