Une association lance un appel général pour aider à arrêter un meurtrier de chats

Par Virginie Sowinski, le mardi 29/01/2019 à 18h09

L’association Sibylline Océans demande au grand public de lui apporter son aide : dans le cadre du soutien à la biodiversité, l’organisation landaise prend aussi soin des chats libres de la Côte. Or, il semblerait qu’une personne malveillante s’en prenne aux animaux. Des cadavres de chats et de hérissons ont été retrouvés et il faut l’arrêter.


Sibylline Océans est une ONG créée par des vétérinaires français et espagnols pour protéger la faune marine et son milieu. Située sur la Côte landaise, l’association prend soin des animaux échoués, leur apporte des soins médicaux, participe à la recherche et à l’éducation des populations.

Dans le cadre de son activité, elle s’occupe également des chats. Pour éviter qu'une augmentation de leur population puisse porter atteinte à la biodiversité en milieu naturel protégé, ces matous sans foyer fixe sont stérilisés et nourris.

Chaque jour, c’est 2 kg de croquettes distribués à 24 protégés.

Image title"Chats libres" soignés par l'association Sibylline. © Sibylline


Une personne malveillante s’en prendrait aux chats et aux hérissons

En septembre 2018, les membres de l’association font une macabre découverte : l’un des chats a été vraisemblablement tué, mis dans un sac plastique, enterré puis déplacé.

Une dizaine de jours auparavant, des riverains habitant non loin de là auraient aussi entendu des coups de feu. Pourtant, la zone sur laquelle le petit cadavre a été retrouvé est interdite au public, ce qui pose question et incite à penser que quelqu’un s’y rendrait illégalement la nuit, à l’abri des regards.

Depuis, onze chats ont disparu (chats libres comme chats de propriétaires), un chaton a été retrouvé mort ainsi que plusieurs hérissons, et les abris de ces derniers sont quotidiennement détruits. Peut-être une personne avec un chien, car des traces et des trous creusés près de ces petites cabanes le laisseraient envisager, et toutes les gamelles sont laissées vides après le passage de l’intrus.


Trouver le coupable

« Le chat a peut-être été tué par balle, mais la rigidité cadavérique persistante pourrait également laisser entendre une mort par des substances neurotoxiques. Nous avons pris cette affaire comme elle aurait été traitée en humaine, et avons prélevé de l’ADN. Nous avons maintenant besoin de quelques centaines d’euros pour faire les analyses toxicologiques du corps et pour tenter d’identifier le coupable grâce à son ADN. Une fois que nous aurons ces éléments, nous pourrons déposer plainte auprès du Procureur de la République », nous explique l’une des vétérinaires de l’association.

L’ONG a lancé un appel à témoins et aimerait aussi investir dans une caméra à LED noire, pour filmer le bourreau sur le fait, de nuit, et optimiser les chances de l’intercepter.


Pour cela, Sibylline Océans en appelle à la générosité des donateurs, pour lever :

  • - 110 euros de frais d’analyses toxicologiques (pour les convulsifiants classiques), réalisées au laboratoire de l’école vétérinaire de Lyon ;
  • - 300 euros de frais d’analyses d’ADN ;
  • - De 100 à 200 euros pour l’achat d’une caméra à LED noire, de 940 nm et avec un déclenchement de 0,5 seconde (prix variant selon modèle, avec la carte mémoire et les piles).


Tout don reçu, dès 3 euros, donnera lieu à un reçu fiscal déductible des impôts. 


Cliquez ici pour faire un don à l'association


Une fois que la plainte aura été déposée, Maître Isabelle Terrin, connue sous le nom de « l’avocate des animaux » devrait apporter son soutien, notamment pour chercher une correspondance de l'ADN dans le fichier des criminels.  


Sauver les chats sur place

Sibylline Océans aimerait aussi faire adopter les chats dont elle s’occupe, car ils ne sont plus en sécurité.

« Certains sont très sociables et viennent sur nos genoux quand on les nourrit. Ce sont des proies d’autant plus faciles qu’ils ne sont pas méfiants », poursuit la vétérinaire.
Image titleLes chats ne sont plus en sécurité, l'association aimerait les faire adopter. © Sibylline

L’association ne souhaite pas diffuser publiquement des photos individuelles des animaux, avec leur caractère détaillé, de peur qu’ils ne deviennent une cible particulière pour des personnes mal intentionnées.

Toutefois, si vous souhaitez adopter, vous pouvez obtenir de plus amples informations et photographies en contactant directement Sibylline Océans ici. Afin de garantir le sérieux de l'adoption, celle-ci se fera sous contrat associatif.


Les actes de cruauté envers les animaux sont passibles de 2 ans d’emprisonnement et de 30.000 euros d’amende. Ces dernières années, les peines s’alourdissent pour les tortionnaires qui passent devant le tribunal. Et celui qui agit impunément aujourd’hui sur une zone protégée de la Côte landaise mériterait d’être à son tour démasqué et jugé.



Image titleApprenez-en plus sur les missions de l'association Sibylline en cliquant sur l'image ci-dessus

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