La grande majorité des Français opposée à la captivité des mammifères marins

Par Virginie Sowinski, le mardi 11/12/2018 à 14h18

Que pensent les Français des mammifères marins en captivité ? Un nouveau sondage IFOP apporte la réponse, alors que l’association de protection animale C’est Assez ! et les fondations Brigitte Bardot et 30 millions d’amis s’apprêtent à rencontrer le ministre de la Transition écologique et solidaire pour lui demander de légiférer sur le sujet.

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7 Français sur 10 sont opposés à la captivité des mammifères marins. C’est ce que révèle un tout nouveau sondage IFOP. En France, quatre parcs détiennent encore des orques et des dauphins et présentent des spectacles : Marineland, le parc Astérix et Planète Sauvage en métropole, ainsi que Moorea Dolphin Center à Tahiti. Mais, le bien-être des animaux détenus est sujet à controverse, notamment motivée par des tragédies comme la mort d’Aïcko (Planète Sauvage) ou le désespoir affiché de Femke (Parc Astérix). Associations et mouvements citoyens tentent de sensibiliser le public au sort de ces animaux et visiblement, cela fonctionne.

Si 70 % des Français aimeraient mettre fin à la captivité des cétacés, 86 % souhaiteraient que le gouvernement encourage la création de sanctuaires et refuges pour une réhabilitation à la vie sauvage. Une large majorité, consciente que les parcs ne répondent pas aux besoins physiologiques de ces espèces.

Le sort des cétacés n’est pas le seul à alarmer l’opinion. Tandis que cet été des vidéos des ours polaires de Marineland ont circulé sur les réseaux sociaux et suscité l’indignation, 82 % des citoyens se sont exprimés en faveur de l’interdiction de la détention de cette espèce en France.  Une pétition, qui a déjà recueilli plus de 210.000 signatures, demande d’ailleurs la prise en charge des ours polaires d’Antibes, près de Nice (06) dans des structures plus adaptées du nord de l’Europe.


Depuis l’annulation de l’arrêté Royal, le sort des mammifères marins captifs est en suspens. Un nouvel arrêté devait être produit cet automne, mais depuis le changement de ministre à la Transition écologique et solidaire, rien n’a avancé. One Voice a déjà saisi le tribunal et attaqué l’État pour faute en novembre et, le 12 décembre, 3 autres associations montent au créneau pour obtenir gain de cause. L’opinion de la majorité des Français pourrait alors aider à peser dans la balance.

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