Raw Feeding : attention aux aliments contaminés

Par Virginie Sowinski, le jeudi 15/11/2018 à 18h46

La Direction générale de l’alimentation a publié les résultats de ses rapports de surveillance et de contrôle pour l’année 2017 concernant la sécurité sanitaire des aliments. Si les niveaux de contamination des aliments pour animaux restent faibles, certains paramètres méritent qu’on y prête attention.

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Le plan de sécurité sanitaire des aliments a révélé que 49,5 % de la viande de poulet fraîche et crue était contaminée par Campylobacter et ce, même sans prendre en compte des morceaux souvent touchés comme les peaux et carcasses. La viande de dinde serait également concernée à hauteur de 45,9 %.

Si ces taux paraissent élevés, aucune mesure ne sera mise en place pour y remédier, la bactérie étant éliminée à la cuisson.

Le risque se porte donc surtout sur les animaux consommant des produits crus, la campylobactériose provoquant de violentes diarrhées et de la fièvre, surtout chez les jeunes individus.

Attention également à la contamination indirecte : un animal ayant consommé de la viande crue porteuse de Campylobacter et léchant les mains ou le visage d’humains (enfants comme adultes) peut très bien les contaminer.

Il est aussi essentiel pour les propriétaires d’être vigilants et de se laver les mains après chaque contact avec de la viande crue.

Le rapport pointe aussi du doigt les poissons, dont les taux de contamination au mercure sont en hausse. Des résultats qui poussent même l’Union européenne à revoir les seuils maximaux de mercure tolérés dans les produits issus de la pêche.

Outre le mercure, les prélèvements sur des poissons tels que la cardine franche, le lieu noir, la lotte, le merlan et le merlu ont mis au jour une atteinte de l’ordre de 42,93 % d’un parasite baptisé Anisakidae.

Un travail a alors été entamé concernant la diminution des risques de parasitisme dans la filière pêche. Cependant, aucun suivi ne sera mené l’année prochaine au travers d'un nouveau plan d'étude, ni concernant Anisakidae chez les poissons, ni pour Campylobacter chez les volailles.

 

Sources : Bilan de la campagne 2017 des PSPC, Direction générale de l'alimentation / La Semaine Vétérinaire.

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