Ils donnent leur corps à la science pour limiter l'expérimentation animale. Le feriez-vous ?

Par Virginie Sowinski, le lundi 20/07/2015 à 08h00

En juin 2015, la Commission européenne a statué sur l’expérimentation animale en recommandant de la limiter sans pour autant l’interdire. Une décision en demi-teinte pour les animaux alors que des alternatives existent, comme les tests sur les cellules. Aux Pays-Bas, un protocole a même été mis en place pour éviter d’utiliser des animaux de laboratoire dans le cadre de dissection.

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Pour l’étude des pratiques vétérinaires ou dans les facultés de sciences, de nombreux animaux sont disséqués chaque année. Il s’agit d’animaux élevés dans les laboratoires à ces fins. Triste destin pour servir une cause plus grande. Alors, l’Université d’Utrecht aux Pays-Bas, en partenariat avec les vétérinaires, a trouvé une solution calquée sur le don d’organes. Les dépouilles d’animaux de compagnie morts chez le vétérinaire, et habituellement incinérés, remplacent alors les animaux de laboratoire sacrifiés pour les dissections. Un procédé qui permet de sauver des vies.

Les animaux de compagnie décédés répondant aux critères peuvent être de toutes espèces, doivent faire moins de 23 kg et ne présenter ni blessure, ni abcès.

Pour les corps utilisés plusieurs fois, et donc embaumés, seuls les animaux euthanasiés pour boiterie ou trouble du comportement peuvent être utilisés.

Cette opération baptisée Dierdonorcodicil est un succès aux Pays-Bas. Alors qu’initialement elle n’était mise en œuvre que sur l’Université d’Utrecht, elle est aujourd’hui étendue au niveau national.

Depuis le 1er janvier 2015, les propriétaires peuvent même indiquer si leur animal de compagnie est ou non un donneur potentiel. Une information disponible sur la « carte de donneur » et accessible via une application à tous les vétérinaires.


Une initiative éthique limitant l’expérimentation animale et qui vaudrait la peine d’être envisagée dans d’autres pays.




Source : La Semaine Vétérinaire