Simulation médicale : l'initiative pour éviter la souffrance animale en école vétérinaire

Par Virginie Sowinski, le mardi 01/05/2018 à 09h30

L'École nationale vétérinaire d'Alfort (ENVA) développe un projet de simulation médicale, pour favoriser l'apprentissage des gestes médicaux et chirurgicaux des étudiants sur des mannequins réalistes. Une démarche éthique pour limiter la souffrance animale, avec pour devise "Jamais la première fois sur un animal".

Image titleMannequin de chien pour entraîner les étudiants vétérinaires aux gestes médicaux. © ENVA, DR.


Si vous voulez militer contre l'expérimentation animale, commencez par les écoles vétérinaires ", m'avait dit un jour l'un de mes vétérinaires.

Aujourd'hui, l'École nationale vétérinaire de Maisons-Alfort a pris en main cette problématique pour développer des outils de simulation à destination des étudiants vétérinaires. Alors que des milliers d'animaux sont manipulés vivants et sujets aux erreurs d'apprentissage ou encore que d'autres sont élevés et tués pour pouvoir servir de cobayes pour les dissections et entraînements chirurgicaux, la conception de mannequins spécifiques pourrait permettre aux futurs praticiens de s'entraîner sans causer de tort aux animaux.


150 ateliers déjà en place

Un support avec des canules pour réaliser des prises de sang, de la peau artificielle pour les sutures ou encore une vache en résine avec des fœtus pour des mises bas en situations variées, ce sont près de 150 ateliers qui sont désormais proposés aux étudiants vétérinaires pour apprendre leur métier.

Image titleVaches et foetus de veaux pour l'entraînement aux différentes situations rencontrées lors de vêlage. © ENVA, DR.

La perspective d'apprendre sans causer de douleur à l'animal séduit de plus en plus d'étudiants en quête d'éthique et soucieux du bien-être animal. Pour y répondre, le nombre d'ateliers proposés devrait donc encore augmenter.

Alors que les vétérinaires choisissent cette voie pour protéger la santé des animaux et leur éviter de souffrir, leur cursus les oblige bien souvent à transgresser les valeurs qui les animent pour apprendre leur métier. Développer des alternatives synthétiques pour apprendre les gestes de la profession est une initiative d'avenir, et il est à espérer qu'elle se développe également dans les autres établissements : pour le bien-être animal et le respect des valeurs qui motivent les futurs vétérinaires.


Aidez l'École nationale vétérinaire de Maisons-Alfort à développer la simulation médicale :

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