Bientôt, nous n'entendrons plus les oiseaux chanter…

Par Virginie Sowinski, le jeudi 22/03/2018 à 21h40

Bientôt, nous n’entendrons plus le merle et l’alouette chanter. Le CNRS et le Muséum d’histoire naturelle viennent de publier des chiffres alarmants concernant les populations d’oiseaux, en chute libre dans toutes les espèces et sur l’ensemble du territoire français.

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En 25 ans, la population de perdrix grise a chuté de 90 % et celle de l’alouette des champs de moitié, alors que le pipit farlouse, un passereau, a perdu 68 % de ses effectifs en seulement 17 ans. Et si ces chiffres donnent le vertige, ce ne sont pourtant pas des cas isolés, puisque sur la même période nous avons perdu un tiers de nos oiseaux, toutes espèces confondues.


Disparition des oiseaux, à qui la faute ?

La gestion des campagnes est mise sur le banc des accusés concernant cette hécatombe. La biodiversité est nécessaire à la vie des différentes espèces, la nature bénéficie d’un équilibre. Or, les haies, arbres et buissons qui sont des habitats tant pour les oiseaux que pour leur nourriture disparaissent au profit d’étendues immenses, de champs aux cultures peu variées (blé, maïs). En parallèle, les jachères, qui permettaient à la terre de se reposer et à la nature de reprendre ses droits sur certaines parcelles ont été arrêtées en 2009 par la Politique agricole commune. Un appauvrissement de l’environnement des oiseaux accéléré par l’emploi de pesticides comme le glyphosate, qui tuent plantes et insectes dont ils se nourrissent.

Notre gestion de l’environnement et notamment en milieu rural doit être impérativement revue. Nous faisons aussi partie de l’équilibre fragile de la nature et si l’impact est négatif pour les autres espèces, il le sera aussi pour nous à moyen/long terme. Agroécologie, jachères, subventions pour les haies sont des alternatives vers lesquelles nous devrions nous tourner rapidement…Pour le bien des oiseaux, et pour le nôtre également.



Source : CNRS

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