Parlez avec les animaux : on a testé pour vous la communication animale

Par Virginie Sowinski, le lundi 03/07/2017 à 20h45

Qui n’a jamais rêvé de parler avec les animaux ? Pour tous les amoureux des bêtes, cette perspective est attirante. Pourtant, la communication animale est une pratique un brin obscure, qui fait des adeptes, des sceptiques, des indécis. Un weekend de juin, j’ai sorti le nez de mes livres pour vivre l’expérience et vous la rapporter, moi qui comme beaucoup ne savais pas vraiment quoi en penser.

Le stage de clair ressenti et de communication animale était proposé par Lisa Palot, thérapeute énergéticienne, praticienne diplômée de Shiatsu équin et humain, et examinatrice en écoles dans la Drôme et en Bretagne.

Il s’est déroulé sur deux jours, pour une petite équipe de 7 stagiaires.


Jour 1 : méditer et lâcher prise

À part Carbone, le chat des lieux, pas d’animal en vue pour ce premier jour, le but étant de s’initier à la méditation. Il nous a par exemple été demandé de visualiser mentalement des objets, des fruits, et même des paysages, d’en percevoir le toucher, l’odeur et même le goût. Un exercice faisant appel à la neurophysiologie, puisqu’au-delà du nez et des papilles, les sens sont régis par des aires cérébrales. Cet entraînement de l’esprit allumerait certaines zones du cerveau par visualisation mentale. D’autres petits ateliers ont été mis en place pour ressentir les énergies qui nous entourent. Pas toujours simple pour un esprit cartésien, qui cherche à trouver une réponse rationnelle aux différentes sensations éprouvées. « Ce n’est pas grave, c’est une façon de trouver un équilibre entre ton cerveau gauche et ton cerveau droit », me rassure Lisa. Une compréhension qui m’aide à lâcher prise, l’objectif étant avant tout de vivre une expérience et de la retranscrire.

Stage de communication animale - © Lisa PalotStage de communication animale - © Lisa Palot


Jour 2 : communiquer avec les animaux

Pour ce deuxième jour, l’état méditatif est plus facile à atteindre. On attaque donc les choses sérieuses : la communication animale. Chacune des stagiaires présentes avait apporté des photos de ses animaux. Nous nous les sommes échangées. Nous devons alors nous concentrer et laisser venir à nous des messages ou des images. « Même si les images vous semblent étranges, partagez-les, ça a peut-être une signification qui vous échappe », nous conseille Lisa. Et c’est parti.

La première photo qui m’est confiée est celle de Warda, la petite chienne blanche d’Hélène que je découvre à peine. Je ferme les yeux et j’essaye de faire le vide. J’ai l’image de cette petite puce toute fine qui me fait la fête dans les jambes, en tortillant son derrière, un peu pliée sur le côté. Elle est enthousiaste. J’ai ensuite vu un chapeau, entre le chapeau de safari, le canotier. Il est clair, mais d’une forme inhabituelle. Un feu de camp m’apparaît, soufflé par le vent. Je vois également une porte entre-ouverte, la sensation que la petite chienne attend derrière et puis une vive douleur me prend à l’épaule droite. Et c’est la fin. Je suis censée faire le compte-rendu à Hélène, et franchement, je ne suis pas sereine. Quel lien peut-il y avoir entre les images de mon cerveau et cette petite chienne dont je ne connais rien ?

Hélène sourit, me dit que Warda fait souvent la fête comme ça, en secouant ses fesses de côté (comme beaucoup de chiens ceci dit), elle me dit qu’elle a un chapeau australien qu’elle met pour monter à cheval et que Warda la suit. La puce vient de Jordanie, c’est un chien du désert qui a grandi avec les feux comme celui que j’ai décrit. En revenant en France, elle a laissé la petite chienne chez ses parents, le temps de finir ses études, et cette dernière l’a beaucoup attendue. Et enfin, Warda a eu une fracture de la patte droite et son épaule qui avait été déboitée la fait toujours souffrir et nécessite encore des séances d’ostéopathie.
Coïncidences ? Avant d’avoir la photo entre les mains, je ne savais même pas qu’Hélène avait un chien.

Les expériences se sont succédé, tout aussi étonnantes : du cheval qui a mal aux pieds et pour lequel nous sommes trois à avoir eu les mêmes indications, au chien que je ressens anxieux, apeuré, qui me montre un long couloir avec un grillage sur le côté et dont la propriétaire me révèle qu’il sort tout juste de la SPA, etc.

En réel, nous avons ensuite travaillé sur deux chevaux. Une expérience mitigée, et je n’ai pas ressenti grand-chose. Peut-être parce que ce sont mes chevaux qui ont joué les cobayes. Le fait de les connaître personnellement, de connaître leur histoire, n’aide pas à se détacher. J’ai eu des images du cheval de mon mari, un Espagnol : le tison qui l’a marqué à la cuisse et l’ombre d’un taureau. Impossible de vérifier s’il s’agit de sa vie d’avant ou d’un biais de mon esprit.


Image titleStage de communication animale © Lisa Palot


Mon avis sur la communication animale

Cette expérience a été aussi déstabilisante qu’enrichissante. Sur l’ensemble du stage, certaines ont vu plus de choses que d’autres, mais globalement c’était un joli moment, très positif. Je terminerai sur une communication faite par Hélène sur ma chienne, Vénus. « Elle a mal au ventre, elle a des désordres digestifs, elle a un sentiment de faim », m’alerte-t-elle.

Je suis allée chez le vétérinaire, les analyses sanguines étaient bonnes. Malgré tout, j’ai insisté. Ma chienne a perdu 2 kg en 6 mois, sans modification de son activité ou de sa prise alimentaire. Nous avons fait une première échographie qui a bien révélé une inflammation du système digestif. Nous en refaisons une autre ce soir en espérant ne pas découvrir de tumeur. Je ne sais pas comment Hélène a su, mais elle a su, et c’est le principal.

Difficile pour un tel sujet d’apporter des études scientifiques à l’appui, et on ne peut pas tirer de conclusion d’une seule étude empirique. Je ne peux pas convaincre les indécis ou les sceptiques, je ne veux pas non plus inciter à faire confiance au premier venu. Le seul conseil que je puisse donner c’est d’essayer et de se faire sa propre idée. Le doute subsiste tant qu’on ne l’a pas vécu soi-même. La communication animale n’est pas faite pour parler aux animaux, elle est faite pour les écouter et si ça peut les aider, même si tout ne s’explique pas, alors ça vaut la peine d’être tenté.


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