Animaux et humains : apprenons à vivre en harmonie !

Par Virginie Sowinski, le mercredi 22/06/2016 à 08h00

Il est temps d’ouvrir nos consciences et de comprendre que les animaux et les humains sont liés. Notre avenir dépend de notre intelligence à l’envisager en commun et en harmonie. Du 13 au 15 mai dernier, des personnalités de toute la planète se sont réunies à Bruxelles pour ouvrir le débat sur l’interdépendance du vivant, afin d’aller de l’avant.



« L’interdépendance ne se décrit pas, elle se vit en pleine conscience. L’interconnexion entre toutes les choses, de l’infiniment petit à l’infiniment grand est un fait accessible à tous, qui implique de recréer d’abord ces liens en nous », Yvan Beck, vétérinaire et président de Planète-Vie, association belge pour le respect du monde vivant.

Chaque être vivant doit être respecté comme un être sensible.

Nos comportements actuels (surpopulation, surconsommation, économie de masse) mènent à une impasse. Il est nécessaire pour nous d’évoluer en ayant conscience de la place de chaque être vivant dans ce monde et de notre lien indéniable avec la nature. C’est sur ce constat que se sont réunis en mai l’association Planète-Vie, l’Institut Jane Goodall ainsi que de nombreuses personnalités internationales, comme le moine bouddhiste Matthieu Ricard, le biologiste comportementaliste Toni Frohoff, le docteur en éthologie Jonathan Balcombe, Andrea Gavinelli, membre de la Direction générale de la santé et des consommateurs, et bien d’autres.

Plusieurs axes ont été soulignés lors de ces rencontres, comme le besoin de limiter, voire de stopper l’élevage qui a pour but de tuer et de consommer des animaux et la nécessité de leur offrir un statut juridique à part entière en considérant leurs droits sans forcément leur imposer des devoirs.

Un désir de mieux comprendre l’interdépendance du vivant articulé autour de nombreuses conférences et interventions de spécialistes.
Pour le vétérinaire Yvan Beck, « il est fondamental que nous considérions les animaux avec qui nous partageons nos vies pour ce qu’ils sont : des individus qui pensent, ressentent des émotions, connaissent la satisfaction, la frustration et font l’expérience de la douleur, à des degrés d’intensité variables, probablement. Nous devons les respecter [...] et admettre que nous faisons partie du royaume animal. »

Une prise de conscience mondiale pour que l’humanité cesse de scier la branche sur laquelle elle est posée. Après tout, ne sommes-nous pas tous des Terriens ?


Source : La Semaine Vétérinaire