Assurez l'hydratation de votre cheval pour sa santé !

Par Virginie Sowinski, le jeudi 07/01/2016 à 08h00

La déshydratation est une situation à risques qui peut survenir chez le cheval qui boit peu ou qui, pour une raison exceptionnelle, n’a pas accès à une source d’eau suffisante pour maintenir son hydratation. Voici les conseils au quotidien pour garder un cheval bien hydraté et éviter ainsi certains problèmes de santé.

Hydratation chez le cheval

L’apport en eau selon les saisons

En fonction de sa taille, de son activité et de la saison, un cheval boit en moyenne 40 litres d’eau par jour. Il est probable qu’en hiver, il boive moins, car l’eau est souvent trop froide, voire gelée. Le propriétaire doit alors motiver la prise de boisson, par exemple en rajoutant de l’eau chauffée, pour éviter la déshydratation et limiter les risques de coliques. Par ailleurs, une étude a démontré que les chevaux préféraient consommer une eau aux alentours de 10°, une information utile pour les propriétaires dont les équidés sont de petits buveurs.

À l’inverse, en été, le cheval boit plus d’eau, car il transpire plus également. Il est donc très important de s’assurer que les animaux aient toujours de l’eau à disposition. Il est fort probable qu’il soit nécessaire de remplir plus souvent les bacs. 

Les abreuvoirs automatiques sont pratiques, car ils permettent un approvisionnement en eau en continu. Des vérifications sont tout de même à faire : si les tuyaux ne sont pas enterrés, l’eau peut subir les variations de la température extérieure et ne pas être consommée par les chevaux : trop chaude en été, gelée en hiver.

La propreté est aussi un critère essentiel : nettoyez régulièrement les bacs et abreuvoirs, renouvelez l’eau souvent et vérifiez la présence de salissures, crottins ou même de petits animaux morts qui pourraient empêcher votre cheval de boire.


L’importance du sodium

Le sodium (sel) est un aliment indispensable de l’alimentation du cheval qui a un impact sur sa consommation d’eau. On le retrouve généralement dans le foin et les granulés, cependant son taux varie selon les compositions des fourrages et rations. Une complémentation peut alors être nécessaire, soit en mettant un bloc de sel à disposition, soit en ajoutant du sel de table à la ration (pour les quantités, il convient de demander conseil à un vétérinaire).

Les électrolytes (mélange de sodium, de potassium et de chlorure) peuvent également être une solution.

Toutefois attention, des études ont révélé que l’apport quotidien en électrolytes avait une incidence sur les ulcères gastriques chez le cheval*. Avant de fournir un apport dans la ration, mieux vaut donc en parler avec un vétérinaire afin de déterminer les quantités recommandées et les risques potentiels associés, notamment chez les individus sujets aux ulcères.


Le maintien d’une bonne hydratation chez le cheval est primordial et il suffit généralement pour cela de fournir une eau fraîche et propre ainsi qu’une alimentation équilibrée en sodium. Pour les chevaux de sport (qui transpirent beaucoup) et les petits buveurs, n’hésitez pas à demander conseil à votre vétérinaire équin.


* Holbrook TC1, Simmons RD, Payton ME, MacAllister CG, Effect of repeated oral administration of hypertonic electrolyte solution on equine gastric mucosa, Equine Vet J. 2005 Nov;37(6):501-4


Source : The Horse, Guide to Equine Health Care

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