Conseils : aidez votre cheval à passer un hiver sans coliques !

Par Virginie Sowinski, le mardi 01/12/2015 à 08h00

L’hiver, certains changements du quotidien du cheval peuvent favoriser l’apparition de coliques, ces douleurs abdominales mortelles tant redoutées des propriétaires. Nous faisons le point sur les conditions à risques et les gestes à avoir pour les éviter.


Coliques en hiver.

Le changement de temps n’a pas d’incidence directe sur les coliques. Cependant, les changements d’attitudes qui y sont liés peuvent eux avoir un impact.


Maintenez une activité physique pour votre cheval

Au box, le cheval prendrait plus de risques de souffrir de coliques qu’un individu au pré*, la motilité intestinale étant liée à l’activité de l’animal. Or, les conditions climatiques peuvent pousser certains propriétaires à rentrer leurs chevaux en hiver et à moins les sortir pour d’éventuelles activités. Le risque est d’autant plus grand si le changement est brutal, notamment pour un cheval habitué à l’extérieur et à une activité quotidienne.

Notre conseil : si le cheval doit être rentré l’hiver, veillez à une transition progressive du milieu de vie et maintenez une activité quotidienne. Que ce soit monté ou à pied, partez en balade avec votre cheval, longez-le, lâchez-le en carrière et incitez-le à se défouler, etc.


Veillez à ce que le cheval boive

L’apport en eau est essentiel pour une bonne progression des aliments secs dans le tube digestif. En cas de déshydratation, le transit est ralenti, ce qui peut causer des coliques. Par temps très froid, il est donc impératif de vérifier que le cheval peut bien avoir accès à l’eau : elle peut geler dans les seaux des prés ou encore dans les tuyaux des abreuvoirs automatiques si ces derniers sont mal isolés.

Notre conseil : cassez la glace des seaux plusieurs fois par jour si nécessaire. Certains chevaux boivent naturellement moins en hiver : vous pouvez ajouter un peu de sel dans l’alimentation ou administrer chaque jour des électrolytes. Observez aussi votre animal : un cheval déshydraté a les flancs creusés et si vous le pincez, sa peau ne revient pas immédiatement en place. Le crottin est également un bon indicateur du niveau d’hydratation du cheval : il est censé rester compact au sol lorsqu’il est émis, d’aspect luisant. Un crottin sec qui s’effriterait serait le signe d’un manque d’eau.


Ne changez pas l’alimentation de votre cheval

Ne faites pas de changement brutal dans l’alimentation de votre cheval, car cela augmenterait les risques de coliques : ne passez pas du foin au grain du jour au lendemain.

Si le cheval est déjà nourri au grain, ne changez pas sa nature ni sa quantité sans transition progressive. Les études ont démontré que les risques de coliques seraient alors multipliés par cinq.

Notre conseil : conservez l’alimentation habituelle de votre cheval. Si vous devez en changer, veillez à faire la transition sur une dizaine de jours. Levures et probiotiques peuvent également être utilisés, demandez conseil à votre vétérinaire.


 Sources :

The Horse, Guide to Equine Healthcare

Equine colic risk assessment on horse farms : a prospective study », Tinker-MK ; White-NA ; Lessard-P ; Thatcher-CD ; Pelzer-KD ; Davis-B ; Carmel-DK., USA, 1993

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