Votre chien souffre d'angoisse de séparation ? Nos conseils pour l'aider

Par Virginie Sowinski, le jeudi 08/10/2015 à 08h00

L’angoisse de séparation est fréquente chez le chien et elle serait diagnostiquée chez 20 à 40 % des individus présentant des problèmes comportementaux (aux États-Unis). Un comportement déviant qui peut devenir une source d’inconfort pour le propriétaire lorsque cela entraîne nuisances et destruction.

L’angoisse de séparation se traduit chez le chien par un hyperattachement à une personne référente, souvent son propriétaire. Lors de l’absence de ce dernier, le chien manifeste une anxiété qui peut être extériorisée par des gémissements, aboiements, par une errance dans la pièce dans laquelle il est laissé, des diarrhées ou des vomissements, des tremblements, une agressivité, et même des destructions (coussins, canapés, portes, poubelles, etc.). Ce trouble du comportement peut survenir chez le chien lors d’un traumatisme, d’un déménagement, de l’arrivée d’un nouveau venu dans la famille, chez les animaux ayant subi un abandon, etc.


Angoisse de séparation chez le chien

Comment aider le chien souffrant d’angoisse de séparation

Il est important de ne pas punir, car l’animal ne cherche pas à faire de bêtises, il trouve des échappatoires pour évacuer son stress. Une réponse violente du propriétaire pourrait être un facteur aggravant de l’angoisse de séparation. La première étape dans les soins de ces troubles comportementaux est de vérifier qu’il ne s’agit pas d’une maladie. Le vétérinaire devrait donc réaliser un bilan sanguin pour s’assurer de la santé physique du chien.

Si l'angoisse de séparation est diagnostiquée, il convient d’agir sur plusieurs leviers : le comportement du maître, le comportement du chien, l’environnement et éventuellement des traitements. Avant que ne soit envisagée cette dernière option, essayez de donner à votre chien des fleurs de Bach (recette ici).


Le propriétaire doit en premier lieu apprendre à reconnaître les signes de l’angoisse chez son animal. Il pourra ainsi agir de façon appropriée dès les premiers signes de stress chez le chien. Il convient alors de l'ignorer ou, si ce n’est pas envisageable, d’intervenir rapidement en donnant l’ordre au chien de s’asseoir ou de se coucher. Cela permet d'interrompre la montée d’angoisse et de donner un ordre qui empêche sa manifestation. À l’inverse, tout comportement positif doit être félicité. Pour réussir dans cette interaction, il est alors essentiel que le maître soit à l’écoute du langage corporel de son chien.

Le maître doit aussi accepter d’aménager son espace pour améliorer le quotidien de son compagnon à poils.

Quand l’animal est laissé seul, il est impératif de limiter l’espace accessible. Laisser à un chien le libre accès à tout un appartement ou toute une maison est une erreur, car il aura tendance à errer, à chercher, à angoisser. Paradoxalement, ce sont dans les petits espaces que les chiens se sentent le plus en sécurité. Il est donc conseillé de lui réserver une zone limitée, ou une pièce, et d’aménager l’endroit avec des éléments rassurants appartenant au chien, associés à des événements positifs : jouets, doudous, coussins, voire tissus avec l’odeur du maître. Son espace, son territoire, sa zone de sécurité. Ce changement d’environnement doit se faire progressivement et sans violence.


L’angoisse de séparation est un trouble du comportement du chien qui est fréquent et qui peut être difficile à gérer pour le propriétaire. Cependant, l'animal peut être soigné avec une bonne compréhension, un bon accompagnement et beaucoup de patience.




Source : C. Palestrini, Home alone : Diagnosis and treatment of separation anxietyEuropean Journal of Companion Animal Practice, 24(3) Special issue, 2014.

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