Votre chien n’arrête pas de se gratter ? Trouvez la cause pour mieux le soigner

Par Virginie Sowinski, le mercredi 09/09/2015 à 08h00

Un chien qui se gratte peut paraître anodin. Et pourtant, cela peut prendre une tournure bien plus délicate lorsque les démangeaisons sont permanentes : rougeurs, plaies plus ou moins étendues, pertes de poils, épaississement de la peau voire même perte de vitalité du chien. Le propriétaire doit réagir pour la santé de son animal. Petit tour d’horizon des causes de prurit chez le chien.


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Le prurit chez le chien correspond à des démangeaisons souvent causées par un agent infectieux (dermatite à Malassezia), des parasites (démodécie, DAPP, cheyletiellose, gale, etc.) ou une allergie (dermatite pyotraumatique, de contact, atopique).

Lorsque votre chien se gratte, il convient donc d’en déterminer la cause pour mieux la traiter. La première étape est de vérifier la présence de parasites, en cherchant d’éventuels poux, larves, puces ou excréments de puces (petits points noirs virant au rouge une fois dilués dans l’eau).


Si certaines maladies de peau ont des lésions caractéristiques qui peuvent permettre au vétérinaire de lancer rapidement un traitement, comme pour l’allergie aux piqûres de puces (DAPP), la gale sarcoptique ou encore une cheyletiellose, il est souvent nécessaire de faire un raclage cutané (prélèvement de peau et de poils) pour confirmer la cause du prurit. Par ailleurs, si un premier traitement d’essai pour soigner le prurit s’est révélé inefficace, ces examens sont indispensables.

Enfin, il peut s’agir d’allergies alimentaires, comme dans le cas de dermatites pyotraumatiques : une alimentation hypoallergénique, disponible dans le commerce, est alors conseillée.


Des traitements parfois longs

Certaines maladies responsables de démangeaisons chez le chien sont très longues à traiter et nécessitent un vrai suivi chez le vétérinaire. Ne baissez pas les bras !

C’est souvent le cas de la démodécie (allergie à un acarien, Demodex) et de la dermatite atopique canine. Cette dernière fait d’ailleurs l’objet d’un consensus international afin d’en améliorer le traitement.

Dernier constat réalisé par l’Icada (International Committee on Allergic Diseases of Animals) : un traitement médicamenteux de fond combiné à une désensibilisation, un traitement antiparasitaire externe, une alimentation hypoallergénique et l’apport en acides gras essentiels doivent être envisagés dans le traitement de la dermatite atopique canine. Des antiprurigineux font également leur apparition pour limiter la sensation de démangeaisons.

Enfin, des shampoings, sprays et antiseptiques peuvent être donnés dans les formes modérées de la maladie.


Le prurit chez le chien est une affection fréquente qu’il faut soigner. Un problème qui peut se régler facilement lorsque l’origine des démangeaisons est identifiée ou qui peut être plus compliqué lorsque les traitements sont inefficaces. Si ces derniers demeurent infructueux après trois essais, le propriétaire de l’animal peut envisager une consultation auprès d’un vétérinaire dermatologue.




Sources : nos sources / La Semaine Vétéirnaire N° 1640.

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