Votre cheval boite ? Ayez les bons gestes pour le soigner !

Par Marie Mercier, le mardi 01/09/2015 à 08h00

C’est la chose que tout propriétaire d’équidé redoute, pourtant les boiteries sont des maux courants chez les chevaux. Quels sont les bons gestes à avoir lorsque vous retrouvez votre cheval boiteux ? Soigner son Animal vous apporte quelques éléments de réponse.


Les premiers gestes en cas de boiterie

Tout va dépendre de la gravité de la boiterie, mais si le cheval est capable de marcher, vous pouvez suivre cette démarche :

  • - Rester calme
  • - Rassurer l’animal.
  • - Choisir  de le mettre dans un endroit sécurisé.Cheval couché - © Marie MERCIER
  • - Limiter ses mouvements
  • - Localiser la boiterie
  • - Vérifier qu’il n’y a pas de blessure sur les membres
  • - Vérifier qu’il n’y a pas de déformation ou de chaleur anormale du membre ou du pied (œdèmes, entorse, tendinite)
  • - Inspecter la ferrure et l’état des pieds (bleimes*, abcès*)
  • - Déterminer des signes de douleur 
  • - Surveiller l’animal
  • Appeler un vétérinaire ou un maréchal-ferrant (en cas de boiterie basse) et lui donner un maximum de précisions sur le cheval


Dans le cas où le cheval ne serait pas déplaçable, le protocole s’applique également. Cependant, il faudra créer une zone sécurisée à l’endroit où il se trouve en écartant par exemple les autres animaux.


Basse, moyenne ou haute ? Apprenez à identifier le type de boiterie


Les boiteries bassesPince à sonder - copyright France maréchalerie

Si le problème vient du pied, le cheval évite de poser le sabot par terre ou, s’il le pose, le mouvement est bref et il le relève rapidement. Il peut s’agir d’un abcès, d’un corps étranger planté dans la sole, d’une pourriture profonde de la fourchette, une bleime etc. Si vous suspectez une boiterie basse, appelez votre maréchal-ferrant ou pareur. Il vérifiera la présence éventuelle d’un abcès ou d’un corps étranger. Si un abcès est suspecté et que malgré une sensibilité détectée à la pince à sonder, rien n’est encore sorti après quelques jours, contactez votre vétérinaire. Il pourra vous proposer de faire un pansement maturatif, ou encore une radiographie ou échographie des structures internes du pied : il peut s’agir d’un abcès plus profond, un basculement de phalange, une fracture de la troisième phalange, etc ou encore un problème métabolique* comme un début de fourbure*. 


Les boiteries moyennes

Du boulet au genou/jarret, le membre peut être chaud, déformé, gonflé ou encore dur sur la zone touchée. Douchez le membre à l’eau froide pour aider à décongestionner. Un cataplasme d’argile verte peut également être appliqué (pour prolonger l’effet de l’argile, vous pouvez entourer cette dernière de papier cellophane, uniquement s'il s'agit d'argile 100% naturelle, et couvrir d’une bande sans trop serrer). Si la boiterie est causée par une entorse (atteinte du ligament) ou une tendinite (atteinte d’un tendon), un suivi vétérinaire sera indispensable pour un traitement optimisé de la lésion qui nécessitera une longue période de convalescence.Œdème du membre - © Marie MERCIER


Les boiteries hautes

Les boiteries hautes, enfin, sont les plus difficiles à diagnostiquer. Le cheval, comme l’Homme, peut parfois faire de faux mouvements et se bloquer au niveau du scapulum (épaule), du bassin ou du dos. Il compense alors la douleur ressentie en boitant. La prospection par imagerie est rendue très difficile pour les vétérinaires en raison de l’épaisseur des tissus. Il peut donc être intéressant de contacter un ostéopathe équin pour aider à localiser et traiter les zones touchées.


Dans tous les cas, vous devez réagir rapidement et contacter un vétérinaire pour écarter tout risque de grave atteinte et enfin bien vérifier l’environnement du cheval en cherchant toute trace suspecte (poil, sang, objet déformé ou cassé).


Crédits photos Marie MERCIER

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