Accident : ayez les bons gestes pour secourir un animal blessé

Par Virginie Sowinski, le mercredi 19/08/2015 à 08h00

Les accidents de la route, incendies et autres catastrophes naturelles sont des événements tragiques lors desquels il est primordial de réagir vite, pour sauver les vies impliquées. Les humains blessés sont souvent pris en charge rapidement, mais qu’en est-il des animaux ? Voici les premiers conseils à mettre en pratique si vous êtes confronté à un animal accidenté.

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Un carambolage et voici un animal blessé à terre. Que faire pour l’aider et tenter de lui sauver la vie ?

Commencez par l’éloigner des lieux de l’accident pour le mettre dans une zone sécurisée (pas de feu, de route, de chute d’objet, etc.) et demandez de l’aide. Être secondé lors d’un secours peut être pratique pour aller chercher des éléments (eau, trousse de secours, téléphone) pendant que vous vous occupez du blessé. Mettez l’animal en position de sécurité avant de l’examiner, pendant que la seconde personne appelle le vétérinaire et lui fait des retours sur la situation.


1er examen en cas d’accident


  • Vérifiez l’état de conscience de votre animal : réagit-il lorsqu’on le sollicite ou pas du tout ? Si l’animal semble inconscient quand vous lui parlez, comme endormi, soufflez-lui doucement sur l’oreille ou pincez-lui un doigt. Si l’animal bouge, même légèrement, c’est qu’il est conscient. S’il ne réagit pas, c’est qu’il est inconscient et qu’il est nécessaire de vérifier la respiration.
  • Un animal qui ne respire pas meurt très rapidement. Il est donc essentiel de vérifier si l’animal inconscient respire. Pour cela, observez les mouvements de la cage thoracique et du ventre. Si la seule observation est délicate, essayez de ressentir l’expiration en mettant la main devant les narines. Des verres de lunettes sont aussi très pratiques pour voir la buée laissée lors de l’expiration. Si l’animal ne respire pas, il faudra penser à le réanimer.
  • Il est également nécessaire de vérifier s’il n’y a pas d’hémorragie à contenir.
  • Position latérale de sécurité chez le chien. © Lydia B.

    Position latérale de sécurité chez le chien. © Lydia B.

    2e examen en cas d’accident


  • Vérifiez la régularité de la respiration (si la durée entre chaque respiration est la même), la profondeur de la respiration (si le chien inspire peu profondément ce peut être dû à une atteinte grave de la cage thoracique). Un rythme normal est compris entre 12 et 25 respirations par minute. Les fréquences basses (bradypnée) sont potentiellement plus graves que les fréquences hautes (tachypnée ou polypnée).
  • Vérifiez les pupilles : si elles ne réagissent pas à la lumière, si elles sont plus petites ou plus grandes que la normale, si elles sont de tailles différentes, alors il est possible qu’il y ait une lésion cérébrale.
  • Image titlePrenez le pouls à l'intérieur de la cuisse. © Lydia B.

  • Vérifiez le pouls de l’animal. La prise du pouls peut se faire de deux façons : au cou, par l’artère carotide et à la patte arrière, par l’artère fémorale. Il peut parfois être difficile de prendre le pouls à la carotide, notamment chez les chiens ayant beaucoup de poils ou de peau. Nous vous présentons donc ici le détail pour la prise du pouls sur l’artère fémorale (à l’intérieur de la cuisse, vers le milieu de la patte) : le pouls doit être régulier et compris entre 80 et 120 battements pour le chien. Pour le chat, cela peut atteindre 220 battements par minute.
  • Vérifiez ensuite l’ensemble du corps de l’animal pour noter d’éventuelles blessures : aux yeux, au cou (douleur, torsion), aux côtes (faire doucement en cas de fracture), le ventre (plaie, grosseur, sensation d’eau dans le ventre, tension), pattes (blessures, pattes cassées), vertèbres déplacées, anus et parties génitales (saignements, bleus).
  • Une fois que tout a été vérifié, que le blessé est en position de sécurité et que le vétérinaire est prévenu, vous pouvez l’emmener à la clinique. Lors de traumatismes sérieux, il est nécessaire de poser l’animal sur un support plat (planche, étagère, etc.) avant le transport.


    Les animaux sont souvent les laissés pour compte dans le cas d’accidents. Connaître les bons gestes, c’est pouvoir être réactif en cas de besoin et si possible, augmenter les chances de survie d’êtres vivants qui, sans vous, seraient certainement morts.



    Sources 

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