Parasites du cheval : Des vermifuges naturels et des alternatives biologiques

Par Virginie Sowinski, le lundi 23/09/2019 à 18h00

Avec la résistance des parasites aux vermifuges classiques, la recherche s’oriente vers la lutte biologique, en exploitant les ressources naturelles pour limiter la présence des parasites internes chez le cheval.

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Des apports alimentaires pour lutter contre le parasitisme

L’utilisation de certaines plantes dans l’alimentation aurait une incidence sur le contrôle du développement parasitaire interne chez le cheval.

En 2017, une étude a par exemple démontré que le sainfoin (contenant du tanin) altérait le développement larvaire. Ce dernier était réduit de 82 % en ajoutant 29 % de sainfoin à la ration pendant 18 jours.

Une autre étude, menée en Australie, a également souligné que les extraits d’acacia spp. et d’eucalyptus gomphocephala empêcheraient totalement l’éclosion des œufs.


Lutter contre les parasites présents dans les sols

Par les crottins, les animaux excrètent les œufs et larves de vers intestinaux qui se retrouvent dans les prés et paddocks, avec le risque d’infester à nouveau d’autres chevaux. Certaines techniques naturelles permettraient de limiter cette contamination des sols.

Les champignons nématophages (qui se nourrissent de nématodes, des vers) sont une des solutions permettant de lutter naturellement contre les parasites du cheval. Des spores de ce champignon sont disséminés dans la nourriture de l’animal et les champignons se développent alors en parallèle des parasites. Cette technique a montré de bons résultats, permettant à la fois de limiter le degré d’infestation du cheval, mais aussi la charge de contamination des sols.

Autre avantage : les champignons nématophages s’en prennent aussi aux vers résistants aux vermifuges traditionnels, ce qui contribue aussi à réduire cette population problématique.

Cependant cette méthode, si elle a prouvé son efficacité, n’est pas encore commercialisée, sans doute compte tenu de son coût de production et des contraintes liées à sa mise en œuvre.


Favoriser la présence de coléoptères se nourrissant d’excréments est aussi un moyen d’altérer le cycle de contamination des parasites : destruction partielle des œufs, enfouissement, ou détérioration des crottins induisant des changements de températures et de climats auxquels les larves seraient exposées, etc.


L’équilibre parasitaire du système digestif du cheval est essentiel, mais la résistance des parasites aux antihelminthiques doit nous pousser à revoir notre façon de penser la lutte contre le parasitisme interne, avec une utilisation raisonnée des vermifuges et la mise en place d’alternatives.



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