Vers, puces, tiques : les conseils pour éviter les maladies pour vous et votre animal

Par Virginie Sowinski, le mardi 11/06/2019 à 14h00

Puces, tiques, mais aussi vers intestinaux peuvent être à l’origine de maladies, pour les animaux, mais aussi pour les humains. Mieux vaut donc prévenir que guérir en prenant connaissance quelques règles simples.


Votre animal a peut-être des puces, sans même que vous ne l’ayez remarqué.

En France, 21 % des chats seraient touchés par ces petits parasites, alors que seulement la moitié de leurs propriétaires ne s’en serait aperçu.

Pourtant, les puces ne sont pas seulement désagréables pour l’animal. Elles se répandent dans le foyer, et peuvent causer les mêmes désagréments au propriétaire. Pire encore, elles peuvent être à l’origine de réactions allergiques ou encore vectrices de vers et de bactéries responsables notamment de la maladie des griffes du chat.

Autre parasite externe fréquent : les tiques. Elles peuvent transmettre à l’humain comme à l’animal des maladies telles que la piroplasmose ou la maladie de Lyme.

Puces, tiques, vers chez le chien et le chatLes puces peuvent causer d'importants désagréments, voire entraîner des maladies.

Vers et parasitisme interne : la menace invisible

Il y a les menaces que l’on peut observer et celles que l’on ne voie pas. C’est le cas du parasitisme interne, souvent oublié des propriétaires. Pourtant, les larves et vers se développant à l’intérieur des organes ne sont pas sans danger.
Le ver Ascaris, par exemple, touche jusqu’à 67 % des chiots et chatons de moins de 3 mois. Chez l’animal il provoque vomissements, diarrhées, dilatation abdominale et parfois troubles respiratoires. Chez l’Homme, notamment les personnes fragiles, ce ver provoque maux de ventre, vomissements, troubles neurologiques et de la vue.

Les ankylostomes, vers ronds, sont quant à eux à l’origine de problèmes de peau, de démangeaisons. Ils peuvent s’attraper par ingestion ou même par simple contact avec la peau.

Enfin, nous ne sommes pas tous égaux face au parasitisme et certains animaux et personnes sont plus à risques. C’est le cas par exemple des agriculteurs et bergers, qui ont plus de chance d’attraper des échinocoques, parasites digestifs rencontrés chez le renard et le chien (surtout de chasse ou de berger). Si les chiens et chats ne manifestent pas de signes cliniques, les échinocoques sont à l’origine du développement de kystes sur les organes internes chez l’humain, le cochon, le rongeur et la vache.



Les conseils pour éviter les maladies liées au parasitisme

Il existe des règles simples à suivre pour limiter les risques de maladies, tant chez l’Homme que chez l’animal.


  • Lavez-vous les mains régulièrement, notamment avant les repas ;
  • Évitez de donner de la viande crue à l’animal. S’il est nourri en Barf, lavez-vous les mains après manipulation de la viande crue et faites un suivi antiparasitaire mensuel.
  • Ne laissez pas l’animal lécher le visage des personnes à risques, comme les enfants ou les personnes âgées.
  • Ramassez les excréments de votre animal tous les jours, que ce soit fait dans une caisse ou dans un jardin, pour limiter la contamination de l’environnement.
  • Lavez les fruits et les légumes crus avant de les consommer. La cuisson permet aussi de détruire les parasites.
  • Donnez un antiparasitaire interne et externe 4 fois par an à votre animal. Si toutefois l’animal est jeune ou qu’il est en contact avec des enfants, personnes âgées ou immunodéprimées (en cours de chimiothérapie, séropositives, etc.), cet acte préventif doit être mené 1 fois par mois.


  • Source : Table ronde et recommandations Boehringer Ingelheim, "Pour que la santé des uns ne parasite pas celle des autres".

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