Les premiers soins en cas d’intoxication aux chenilles processionnaires

Par Virginie Sowinski, le jeudi 21/03/2019 à 18h00

Les chenilles processionnaires du pin peuvent causer de graves intoxications aux animaux de compagnie qui s’en approcheraient. Et même si cette rencontre entraîne rarement la mort, le propriétaire doit connaître les gestes d’urgence et la prise en charge du vétérinaire doit s’effectuer au plus tôt.

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Dans plus de 90 % des cas, ce sont les chiens qui sont victimes des chenilles processionnaires. Curieux, ils sont facilement tentés de les découvrir en les reniflant de trop près ou en les mettant à la gueule.

Néanmoins, le chat peut aussi être affecté, puisque 8 % des cas recensés sont des félins domestiques.

Enfin, même si c’est plus rare, les animaux de rente peuvent aussi être concernés.


Le bicarbonate, idéal pour stopper les réactions au contact d’une chenille processionnaire

Lorsque le poil de la chenille se casse, elle libère des protéines activant les histamines ainsi que des allergènes : l’intoxication aux chenilles processionnaires serait donc avant tout une réaction allergique de contact.

Avant de porter secours à l’animal en détresse, l’humain doit aussi protéger sa santé (avec des gants, un tissu, ne jamais aller au contact à mains nues).

Le bicarbonate a pour avantage d’inhiber les effets toxiques du venin. Il convient donc, pour soigner un chien ou un chat qui a touché une chenille processionnaire, de lui rincer la gueule pour retirer au maximum les agents allergisants, idéalement avec une solution d’eau et de bicarbonate à 1,4 %, qui serait diluée pour moitié avec de l’eau.

Si l’atteinte est cutanée, des compresses d’eau et de bicarbonate pourront être appliquées. Même sans lésion apparente, cette précaution permet d'éviter une contamination supplémentaire avec un animal qui se lècherait alors qu'il serait porteur de poils urticants. 


Plus les premiers soins sont appliqués rapidement et moins il y a de risques de lésions graves. Cependant, une fois que le chien a reçu les premiers gestes, il est très important de le conduire au plus vite chez un vétérinaire : antibiotiques, anti-inflammatoires, corticoïdes, antidouleur et parfois même chirurgie peuvent être nécessaires.


Source : Le Point Vétérinaire 

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