Insuffisance rénale : pourquoi l'alimentation est-elle ce qu'il y a de plus important ?

Par Virginie Sowinski, le mercredi 26/09/2018 à 22h01

Nos chiens et chats vivent plus vieux, mais développent aussi des maladies de leur âge. L’insuffisance rénale chronique en fait partie et est si fréquente chez les félins domestiques qu’elle serait la première cause de mortalité chez les individus de plus de 5 ans.
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Pour Angela Witzel, Professeure à l’université du Tennessee (États-Unis), « l’alimentation est l’aspect le plus important dans la gestion de la maladie rénale chronique ».

Le choix de bons aliments et l’éviction des mauvais pourraient donc permettre d’améliorer la durée de vie des chats et chiens atteints de maladie rénale chronique (MRC).

Dans cette affection, deux paramètres augmentent lorsque la fonction rénale est en baisse : la parathormone (PTH) et le facteur de croissance des fibroblastes (FGF-23). Or, une réduction de l’apport alimentaire en phosphate permettrait de diminuer leur taux et d’augmenter la durée de vie des animaux. Où le trouve-t-on ? Dans les poissons, viande (les abats surtout), et dans les œufs.

On a longtemps pensé qu’il était nécessaire de limiter également l’apport en protéines. Cette affirmation est de plus en plus contestée, car elle contribuerait à la fonte des muscles chez le chat. On réservera donc la restriction protéique aux chats souffrant d’une MRC à un stade avancé (3-4) et un apport légèrement réduit (avec des protéines de meilleure qualité) pour les malades au stade précoce. La supplémentation en vitamine D est aussi préconisée pour ralentir l’évolution de la maladie, la chute du taux de vitamine D dans l’organisme étant parallèle à l’avancement des stades de cette pathologie.

Il existe des formules spécialement conçues pour l’animal insuffisant rénal, à un stade avancé, mais également désormais à un stade précoce. Ces aliments ont l’avantage d’être parfaitement adaptés, avec un apport faible en phosphore et sodium, une meilleure qualité de l’apport protéique, plus ou moins réduit selon le stade de la maladie, et une dose juste d’omega-3, de graisse et de potassium.

Il est vivement recommandé de suivre l’avis de votre vétérinaire concernant l’alimentation de votre animal et d’éviter les aliments de grandes surfaces ou encore l’alimentation crue, riches en phosphore et protéines. Des conseils simples qui peuvent offrir à votre compagnon une espérance de vie prolongée.



Source : La Semaine Vétérinaire 

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