Pourquoi mon chien fait-il ses besoins dans la maison ? Réponses

Par Virginie Sowinski, le mercredi 10/01/2018 à 17h48

La malpropreté chez le chien peut avoir plusieurs raisons : physiologiques, psychiatriques et éducatives. Il est primordial de pouvoir identifier ce qui touche votre animal pour régler ce désagrément au plus vite.

S’il n’y a pas de danger pour la santé de l’animal, la prise en charge de la malpropreté chez le chien est une urgence, car c’est une situation qui est désagréable tant pour le propriétaire que pour son animal et qui peut altérer la relation qui les lie.

Par ailleurs, une mauvaise habitude se traite plus facilement si elle n’est pas installée depuis longtemps et la malpropreté trouve la plupart du temps une solution.


Mon chien fait ses besoins à l'intérieur. Que faire ?

L’éducation

Un chiot est généralement complètement propre à 4 mois, quand il est capable de se retenir. Toutefois, l’apprentissage de la propreté doit commencer plus tôt, vers 2 mois. En le sortant très régulièrement (au moins toutes les 4 heures), le chien ne devrait plus faire à l’intérieur vers ses 3 mois.

L’apprentissage doit se faire sans punition et de façon très simple : il faut sortir le chien très régulièrement, attendre qu’il fasse ses besoins à l’extérieur et le féliciter dès que c’est fait. Il ne s’agit pas non plus de laisser l’animal sortir seul, il faut l’accompagner, surveiller le moment où il fait ses besoins et récompenser à la voix dès l’instant où il a fini son affaire.

Chez l’animal adulte qui a déjà été propre, il ne s’agit pas d’un défaut d’apprentissage. Cela peut alors être le fait d’un trouble physiologique ou psychiatrique.


Les troubles physiologiques

Quand un chien qui était propre recommence à faire à l’intérieur, le propriétaire peut se sentir excédé et le punir. Or, ce n’est pas la solution, peut-être l’animal souffre-t-il d’un trouble urinaire, ou digestif. Quant aux animaux âgés, ils peuvent régresser et de nouveau faire à l’intérieur.

Quelques questions aident à déterminer si la cause est physique : combien de fois le chien est-il sorti par jour (un chien devrait sortir au moins 3 fois par jour) ? Combien de fois urine-t-il lors de chaque sortie ? Ses selles sont-elles molles ? Sa nourriture est-elle adaptée ? Est-il pressé pour déféquer ?

N’hésitez pas à consulter un vétérinaire pour échanger sur ces questions. La maladie est la première hypothèse à évaluer, et des tests d’urine peuvent également être effectués.


Les troubles psychiatriques

L’hyperactivité d’un chien peut rendre difficile son apprentissage des bases. De même que des chiens ayant une phobie de l’extérieur, sociopathes ou anxieux peuvent ne pas être propres. Si un trouble psychiatrique est suspecté, un collier antistress peut être une première étape dans la prise en charge de l’animal. Si aucune amélioration n’est constatée, il est conseillé de commencer une thérapie comportementale, sur les conseils du vétérinaire.


Le chien hyperactif malpropre

En sortie, le chien hyperactif est souvent trop occupé par les stimuli extérieurs pour se concentrer sur ses propres besoins, qu’il assouvit partiellement ou pas du tout. Il ne les fera donc qu’en retournant dans un endroit moins stimulant.

L’hyperactif éprouvera également des difficultés dans l’apprentissage de la propreté, dans la mesure où s’il fait ses besoins à l’extérieur, il n’attendra pas forcément d’avoir fini son affaire pour repartir courir…et il ne laissera pas l’occasion à son propriétaire de le féliciter.


Le chien phobique malpropre

Un animal qui a une phobie de l’extérieur peut s’y sentir en danger. Or, il est d’autant plus vulnérable lorsqu’il fait ses besoins, ce qui peut créer un blocage.


Le chien de nature anxieuse malpropre

Le chien de nature anxieuse souffre d’un relâchement des sphincters, à la moindre situation de peur, en extérieur comme en intérieur.


Le chien sociopathe malpropre

Le chien sociopathe n’arrive pas à trouver sa position dans un groupe donné, souvent son environnement familial. La malpropreté devient alors un marquage qui l’aide à souligner qu’il existe et qu’il a une place.

La castration peut aider dans certaines situations, mais elle ne doit pas être envisagée en première intention.



Un animal qui fait ses besoins à l’intérieur souffre d’un mal-être, qu’il soit lié à un défaut d’apprentissage, à un trouble physiologique ou psychiatrique. Le propriétaire ne doit pas laisser la situation s’installer : des solutions existent et fournissent de bons résultats.


Source : Le Point Vétérinaire

Ces articles pourraient également vous intéresser