Êtes-vous prêt à adopter ? Découvrez les conditions à remplir avant de se lancer

Par Virginie Sowinski, le jeudi 22/10/2015 à 08h00

Aux États-Unis, octobre est le mois national pour l’adoption d’un chien de refuge. À cette occasion, les vétérinaires donnent des conseils aux familles souhaitant adopter un nouveau compagnon. Nous vous en faisons profiter : avant de vous lancer, il faut vous assurer que vous êtes prêt à accueillir le chien en tant qu’individu, avec ses spécificités et les bagages de son passé.

Il vaut mieux réfléchir avant d’agir. Adopter un animal en refuge est un très bel acte, mais il ne doit pas se faire sur un coup de tête. Toutes les adoptions ne se ressemblent pas, car adopter un chien de refuge, c’est offrir une seconde chance. Il ne s’agit pas de récupérer un bien « d’occasion », mais bien d’intégrer à une famille un individu qui a son passé, ses traumatismes. Tous les chiens ne vont donc pas à toutes les familles.

Les conseils avant d'adopter un chien


Demandez au refuge si des tests de comportement ont été réalisés

Vous avez un autre chien ? Un animal d’une autre espèce ? Des enfants en bas âge ? Il est important de savoir comment le chien peut réagir face à différentes situations. Demandez donc au refuge si l’animal que vous souhaitez adopter a été testé à ces différentes rencontres. Il peut aussi avoir subi un traumatisme laissant des séquelles comportementales. Certains chiens traumatisés développent des phobies ou ont des réactions incontrôlées qui doivent être connues pour être évitées.


Essayez d’en apprendre un maximum sur le passé du chien

Connaître le passé du chien et son histoire, c’est comprendre son comportement présent.  C’est une information qui peut aider le propriétaire à faire preuve de plus d’empathie, pour accompagner l’animal et le rassurer dans sa nouvelle vie. Cela peut aussi permettre de comprendre certaines angoisses et d’éviter les situations à risques.


Demandez-vous si votre famille pourra répondre aux besoins du chien

Un chien inconnu qui a tendance à être anxieux n’est peut-être pas idéal pour une famille ayant des enfants en bas âge. Pourquoi ? Parce qu’un jeune enfant bouge beaucoup, peut aussi être bruyant et n’est pas le plus relaxant pour un animal nerveux. Des accidents peuvent se produire. Il faut également pouvoir lui consacrer beaucoup de temps pour le mettre en confiance : avec de jeunes enfants, il est plus difficile de trouver ce temps. 


Impliquez votre famille dans l’adoption

Les enfants comprennent très bien les enjeux d’une adoption, pour peu qu’on leur explique les situations, leurs causes, leurs conséquences. Il est donc important de les préparer, afin qu’ils comprennent que le chien doit être respecté, qu’il ne faut pas le brusquer, lui crier dessus et qu’il a un espace qui lui appartient. Pour faciliter la relation enfant/chien, demandez à votre chère progéniture de vous aider à faire les gamelles. Si votre enfant nourrit avec vous, le chien l’associera à la main qui nourrit, ce qui peut diminuer le stress et aider à la création du lien.


Accordez à votre chien un espace à lui

Établissez un espace dédié au chien, qui ne soit pas sur le passage. Demandez à chaque membre de la famille de respecter cet espace. C’est la zone de (ré)confort de l’animal, où il peut se retrancher s’il en ressent le besoin. Si en France cela peut encore sembler barbare, aux États-Unis, il n’est pas rare que les propriétaires attribuent une grande cage aménagée à leur animal. Ils ont raison ! Un espace limité rassure le chien anxieux. Ajoutez-y un coussin et des jouets que le chien pourra s’approprier.

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Adopter est une action qui, pour qu’elle soit belle, doit être responsable. Prendre un animal, c’est l’accepter avec son histoire et son passé : une identité avec laquelle il faut composer. Une fois compris, le chien à qui on offre une seconde vie sait se montrer reconnaissant vis-à-vis de son sauveur en lui vouant un amour sans borne, quitte parfois à développer un hyperattachement.

Adopter en conscience demeure une aventure extraordinaire dont il ne faut pas se priver : à quand un « mois de l’adoption » en France ?



Source : American Veterinary Medical Association

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