Toux, allergie, asthme : les conseils du quotidien pour aider votre cheval

Par Virginie Sowinski, le dimanche 04/09/2016 à 09h00

Allergies, poussières, moisissures, etc. sont autant d’agents susceptibles de déclencher une crise d’asthme chez le cheval qui y serait sensible. Ce dernier tousse beaucoup, peut avoir du mal à respirer. Si l’environnement ne peut être complètement aseptisé, il existe des astuces pour limiter les risques de crises : des précautions nécessaires pour éviter que les signes cliniques n’entraînent des dégâts irréversibles sur les tissus pulmonaires

soigner l'asthme chez le cheval

Conseils d’alimentation du cheval souffrant d’asthme

Le foin (de qualité) est la meilleure alimentation que l’on puisse donner à son cheval. Cependant, il peut devenir problématique pour l’équidé asthmatique. Plus poussiéreux que le grain, ce mode d’alimentation peut être à l’origine de crises d’asthme.

Il est donc recommandé d’immerger le foin dans de l’eau claire avant de le donner à son animal. Le foin n’ayant pas été consommé doit être éliminé : l’humidité persistante favorise le développement de moisissures pouvant être toxiques et provoquer à leur tour des troubles respiratoires.

Les grosses balles de foin laissées à disposition sont à déconseiller dans ce cas précis : même humidifié sur l’extérieur, le foin reste sec et potentiellement poussiéreux à l’intérieur.

Une étude a par ailleurs démontré qu’une supplémentation de 1,5 à 3 g par jour de DHA (docosahexaenoic acid- des Omega 3 que l’on retrouve dans l’huile de poisson ou l’huile d’algue) diminuait la toux de 60 % et améliorait la respiration de 48 % (baisse de l’effort respiratoire). Les résultats s’entendent après 2 mois de traitement.*


Conseils d’habitat du cheval souffrant d’asthme

Il semblerait que les animaux asthmatiques vivant au pré se portent mieux que ceux demeurant à l’écurie. L’air de cette dernière est en effet souvent poussiéreux et peu renouvelé. Favorisez donc une vie au pré pour votre cheval, été comme hiver.

Si cela n’est pas envisageable, placez votre cheval dans le box le plus proche des issues afin qu’il puisse respirer un air mieux ventilé que celui au cœur de l’écurie. Veillez à nettoyer des stalles et box régulièrement (n’utilisez pas de souffleurs et utilisez un balai pour les allées) et sortez les chevaux à ce moment-là.

Au-delà de la poussière des litières ou de l’air confiné, c’est aussi l’ammoniac des urines qui augmente les difficultés respiratoires des chevaux sujets à l’asthme. Renouveler la litière fréquemment est donc essentiel. Autre point : les aliments riches en protéines, comme la luzerne, augmentent la quantité d’urine émise. Mieux vaut les éviter.

Enfin, si votre cheval est sensible au printemps, essayez d’identifier les allergènes possibles, comme le pollen de certaines plantes et de l'en tenir à distance.


Un cheval qui fait de l’asthme est souvent source d’inquiétudes pour son propriétaire. Pourtant, quelques gestes simples peuvent aider à améliorer sa santé au quotidien.



Sources :

* N Nogradi, LL Couetil , J Messick, Stochelski MA, Burgess JR, Omega-3 fatty acid supplementation provides an additional benefit to a low-dust diet in the management of horses with chronic lower airway inflammatory disease, J Vet Intern Med. 2015 Jan;29(1):299-306. doi: 10.1111/jvim.12488. / The Horse

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