Fin de vie d’un cheval: choisir équarrissage ou incinération ?

Par Virginie Sowinski, le samedi 02/07/2016 à 09h00

Chevaux, ânes et poneys font souvent le bonheur de leurs propriétaires pendant de longues années avant de s’éteindre. Pour ceux qui ont partagé leur vie parfois pendant 30 ans, c’est une épreuve très douloureuse, amplifiée par une gestion de la dépouille souvent compliquée. Petit point sur les solutions proposées en France pour la prise en charge de nos défunts équidés.

choisir équarrissage ou incinération

Lorsqu’un cheval meurt, le propriétaire doit déclarer son décès sous deux jours et contacter au plus vite une société spécialisée (équarrissage ou incinération) pour l’enlèvement du corps. Les papiers du cheval doivent être mis de côté pour les remettre au moment du transport.
Il convient de déplacer la dépouille sur une zone dégagée et facile d’accès pour le camion qui viendra le chercher. Il est recommandé, lorsque c’est possible, de mettre le corps sur une surface bétonnée, plus facile à nettoyer et désinfecter.


L’équarrissage

Le propriétaire peut faire appel à une société d’équarrissage. Il s’agit d’un service d’enlèvement des corps d’animaux de plus de 40 kilos, souvent des animaux d’élevage. Le camion passe selon ses tournées, normalement dans les 48 h, mais il peut s’écouler plusieurs jours avant que la dépouille ne soit enlevée (jusqu’à 6 jours si les conditions ne sont pas réunies). Le propriétaire doit alors conserver le cadavre de l’animal à couvert, à proximité d’un chemin pour faciliter le travail de l’équarrisseur. C’est un moment souvent difficile, car le corps peut rester à la vue de son propriétaire plusieurs jours (même sous une bâche) et selon la température extérieure, l’odeur peut également être plus ou moins marquée.

Au moment du chargement, le cheval est hissé dans un camion pour rejoindre d’autres carcasses de vaches, cochons, moutons. Et que deviennent les corps ? Ils sont transformés en farines et graisses par des processus industriels avant d’être incinérés.


Si cette pratique reste la plus courante, elle est souvent mal vécue par les propriétaires.


L’incinération, l’alternative récente

Depuis fin 2010, un service alternatif est proposé dans certaines régions : l’incinération. Une avancée qui se généralise à tout le territoire français (métropolitain) en 2016.

Ainsi, les propriétaires qui le souhaiteraient peuvent opter pour une crémation. L'entreprise Horsia s’engage alors à venir récupérer le corps du cheval sous 48 h dans un véhicule adapté et privatisé, la prise en charge des animaux étant individuelle.

La société travaille aussi actuellement sur la mise à disposition de véhicules de transport de chevaux morts pour les propriétaires qui souhaiteraient conduire eux-mêmes leur animal jusqu’au crématorium. Là, le cheval est incinéré avec d’autres animaux domestiques (chiens, chats), mais une incinération individuelle est également possible.

Les tarifs

L’équarrissage est la solution la moins onéreuse et les prix varient en fonction des régions, de l’âge et de la taille de l’animal. L’incinération quant à elle, compte tenu de sa prise en charge individuelle, est plus chère et reste encore financièrement difficile d’accès pour beaucoup. 

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* Prix variable selon la région
** Majoration de 16,80 € à 199,20 euros selon l’âge de l’équidé (prix variable selon région)


Perdre un équidé est une épreuve très douloureuse pour le propriétaire. Si rien ne peut atténuer la douleur, savoir quelle solution choisir et s’y préparer peut aider à vivre ce moment un peu plus sereinement à défaut de le vivre moins tristement.



Sources : Horsia / Incinéris / Les haras Nationaux / Sénat.fr / La Semaine Vétérinaire / ATM-Équidés ANGEE

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