Chenilles processionnaires : découvrez leur danger et les gestes qui sauvent

Par Virginie Sowinski, le mercredi 04/05/2016 à 08h00

Au printemps, les propriétaires de chiens profitent d’agréables balades dans une nature renaissante. C’est pourtant aussi une période à risques pour les animaux, car c’est à ce moment-là qu’apparaissent les files de chenilles processionnaires : de petites bêtes très dangereuses pour votre chien et dont le contact pourrait lui coûter la vie.

Les chenilles processionnaires, un danger pour votre chien

Lorsque vous partez en balade, veillez à être attentif à la nature qui vous entoure : les chenilles processionnaires font leurs nids dans les pins et les chênes. Si vous partez dans des forêts composées de ces arbres, soyez vigilant et observez-les. Si certaines branches sont enveloppées dans des sortes de tissages blancs, alors vous êtes dans un endroit fortement à risques. Tenez votre chien en laisse et ne le laissez pas renifler comme bon lui semble : s’il trouve des chenilles processionnaires, il y mettra forcément la truffe ou tentera de les ingérer. Les conséquences pourraient être désastreuses.


L’atteinte par les chenilles processionnaires peut conduire à la mort du chien. C’est une urgence vétérinaire et il faut vous y rendre sans attendre


Quand suspecter une atteinte par les chenilles processionnaires ?

Il est possible que votre chien ait touché des chenilles sans que vous l’ayez vu faire. Quels signes doivent alors vous alerter ?

Lorsqu’un chien touche ou ingère une chenille processionnaire, c’est très douloureux pour lui et vous ne pouvez pas passer à côté. Les parties ayant été en contact (babines, gencives, langue) démangent et gonflent. L’atteinte peut se propager aux yeux (comme pour une conjonctivite), au palais puis à la glotte et au larynx. Le chien peut être en état de choc (modification du rythme cardiaque, difficulté respiratoire, prostration).

Si la réaction est forte, elle peut entraîner la mort du chien, par asphyxie. 


Que faire lorsque son chien a été en contact avec des chenilles processionnaires ?

Si vous avez un tuyau d’arrosage, une gourde ou une bouteille d’eau, rincez abondamment la gueule du chien afin d’enlever une partie du venin et les poils urticants encore présents dans la gueule. Ne cherchez surtout pas à les enlever avec vos mains, car vous pourriez vous aussi en subir les conséquences.  Prenez ensuite votre chien et foncez vers la clinique vétérinaire la plus proche.

Si vous n’avez pas d’eau à portée, ne perdez pas de temps à en chercher et partez immédiatement en quête d’un vétérinaire.

La prise en charge précoce est essentielle pour le pronostic vital de l’animal. Il faut tout de même être conscient que même si le chien survit, il est possible qu’il conserve des séquelles : les vaisseaux sanguins se contractant sous l’effet du venin, certaines régions (langue, babines, etc.) se retrouvent moins irriguées et peuvent se nécroser. Une ablation chirurgicale partielle de la zone est parfois inévitable.


Une solution contre les chenilles processionnaires ?

L’Inra de la région PACA a développé un nouveau système qui tendrait à ralentir l’extension de la chenille processionnaire : comme un paintball, il s’agirait de projeter dans la nature des balles de phéromones afin de créer une confusion sexuelle et limiter la reproduction.


Ces chenilles, autrefois visibles uniquement au printemps et dans certaines régions au climat doux, continuent leur extension sur le territoire français : avec le réchauffement climatique, plus de régions sont touchées par le phénomène sur des périodes plus longues. Il vaut donc mieux rester vigilant tant que les températures sont douces.

Si la majorité des animaux assimilent ces chenilles à un danger potentiel et ne s’en approchent pas, les chiens et les enfants ne comprennent pas le message et restent exposés à des risques importants.



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